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title: "Cahier des charges de site internet : un modèle en une page"
description: "Cahier des charges de site internet : un modèle en une page à copier (objectifs, publics, pages, budget, délais), un exemple rempli et les erreurs à éviter."
canonical_url: "https://studiofogg.fr/journal/cahier-des-charges-site-internet-en-une-page"
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> Index of every page on this site: [llms.txt](https://studiofogg.fr/llms.txt)

Un bon cahier des charges de site internet tient sur une page. Il répond à dix questions : le contexte, les objectifs, les publics, les pages et les fonctionnalités indispensables, la personne qui fournira les contenus, la fourchette de budget, l’échéance, les contraintes et la façon de mesurer la réussite. Ce document court suffit pour un site vitrine et sert de point de départ à un projet plus complexe. Voici le modèle à copier, un exemple rempli et les erreurs qui coûtent cher. Ce modèle complète [nos guides pour cadrer un projet web et tenir son budget](https://studiofogg.fr/journal/rubrique/projet-web-budget-methode).

## Pourquoi une page honnête vaut mieux que quarante pages floues

Un cahier des charges trop long se lit en diagonale. Les agences y cherchent trois informations — l’objectif, le budget, la date — et les trouvent souvent noyées entre une liste de fonctionnalités reprise d’un ancien projet et des souhaits de design (« moderne », « épuré ») que chacun interprète à sa façon.

Une page oblige à choisir. Vous ne pouvez pas tout y mettre : vous écrivez donc ce qui compte vraiment, et l’agence comprend vos priorités en deux minutes. C’est aussi un document que vous relirez pendant le projet pour trancher les débats : cette nouvelle demande sert-elle l’objectif prioritaire ?

Honnête, enfin, parce qu’une page n’a de valeur que si elle dit la vérité : un budget réel, même approximatif, une échéance tenable, des contenus qui n’existent pas encore. Ce sont précisément ces informations qui permettent aux prestataires de répondre sur la même base, et à vous de [mettre deux devis côte à côte, ligne par ligne](https://studiofogg.fr/journal/devis-site-internet-comparer-deux-propositions), sans confondre les périmètres.

## Le modèle de cahier des charges en une page

Recopiez ce tableau dans un document ou un e-mail. Une à trois phrases par ligne suffisent. Si une ligne reste vide, écrivez « je ne sais pas » : c’est aussi une information.

<table>
<thead>
  <tr>
    <th>
      Ligne
    </th>
    
    <th>
      Ce que vous y écrivez
    </th>
    
    <th>
      Le piège à éviter
    </th>
  </tr>
</thead>

<tbody>
  <tr>
    <td>
      Contexte
    </td>
    
    <td>
      Qui vous êtes, ce que vous vendez, où, et pourquoi le site change maintenant
    </td>
    
    <td>
      Raconter l’histoire de l’entreprise sur dix lignes
    </td>
  </tr>
  
  <tr>
    <td>
      Objectifs
    </td>
    
    <td>
      Deux ou trois résultats attendus, classés par priorité
    </td>
    
    <td>
      « Être visible sur internet », trop vague pour décider
    </td>
  </tr>
  
  <tr>
    <td>
      Publics
    </td>
    
    <td>
      Qui doit utiliser le site, et ce que chacun vient y chercher
    </td>
    
    <td>
      « Tout le monde »
    </td>
  </tr>
  
  <tr>
    <td>
      Pages indispensables
    </td>
    
    <td>
      La liste des pages sans lesquelles le site n’a pas de sens
    </td>
    
    <td>
      Recopier le menu d’un concurrent
    </td>
  </tr>
  
  <tr>
    <td>
      Fonctionnalités indispensables
    </td>
    
    <td>
      Ce que le site doit faire : formulaire, réservation, paiement, espace client…
    </td>
    
    <td>
      Mélanger l’indispensable et le « ce serait bien »
    </td>
  </tr>
  
  <tr>
    <td>
      Responsable des contenus
    </td>
    
    <td>
      Qui écrit les textes, fournit les photos et valide, avec combien de temps disponible
    </td>
    
    <td>
      Supposer que l’agence s’en charge sans l’avoir demandé
    </td>
  </tr>
  
  <tr>
    <td>
      Budget
    </td>
    
    <td>
      Une fourchette hors taxes, en distinguant la création et les coûts annuels
    </td>
    
    <td>
      « À définir », qui oblige l’agence à deviner
    </td>
  </tr>
  
  <tr>
    <td>
      Échéance
    </td>
    
    <td>
      Une date et sa raison : salon, saison, ouverture
    </td>
    
    <td>
      Une date sans raison, impossible à arbitrer
    </td>
  </tr>
  
  <tr>
    <td>
      Contraintes
    </td>
    
    <td>
      Ce qui est imposé : nom de domaine, outil existant, charte graphique, logiciel à connecter, obligations légales
    </td>
    
    <td>
      Les découvrir en cours de projet
    </td>
  </tr>
  
  <tr>
    <td>
      Mesures de réussite
    </td>
    
    <td>
      Les deux ou trois chiffres que vous suivrez six mois après la mise en ligne
    </td>
    
    <td>
      Ne rien mesurer et juger le site « à l’impression »
    </td>
  </tr>
</tbody>
</table>

Deux lignes méritent une attention particulière. Les **contenus**, d’abord : des textes et des photos qui arrivent après le design font souvent glisser tout le calendrier d’un projet web. Désigner une personne et lui réserver du temps change tout ; si l’écriture vous inquiète, notre guide pour [rédiger soi-même les pages de son site](https://studiofogg.fr/journal/rediger-les-textes-de-son-site-internet) propose une méthode pas à pas. Le **budget**, ensuite : une fourchette ne vous engage pas, mais elle permet à l’agence de proposer la solution adaptée plutôt que la plus chère ou la moins chère.

## Un exemple de cahier des charges rempli : le site d’un paysagiste du sud-Loire

Imaginons une entreprise de paysage installée à Vertou, au sud de Nantes, qui veut remplacer un site vieillissant. Sa page tient en dix lignes :

- **Contexte** : création et entretien de jardins pour des particuliers du sud de l’agglomération nantaise ; le site actuel est illisible sur mobile et n’apporte aucune demande.
- **Objectifs** : 1) recevoir des demandes de devis pour des créations de jardin ; 2) montrer des chantiers récents ; 3) réduire les appels venant de l’extérieur de la zone d’intervention.
- **Publics** : propriétaires de maison qui comparent deux ou trois paysagistes, souvent depuis leur téléphone.
- **Pages indispensables** : accueil, création de jardins, entretien, réalisations, zone d’intervention, contact.
- **Fonctionnalités indispensables** : formulaire de demande de devis avec envoi de photos ; galerie de chantiers facile à mettre à jour.
- **Responsable des contenus** : la gérante, deux heures par semaine pendant le projet ; les photos existent, les textes sont à écrire.
- **Budget** : de 4 000 à 6 000 € HT pour la création, moins de 1 000 € HT par an pour l’hébergement et la maintenance.
- **Échéance** : en ligne fin février, avant la saison des aménagements de printemps.
- **Contraintes** : conserver le nom de domaine et les adresses e-mail actuels ; formulaire conforme au RGPD.
- **Mesures de réussite** : nombre de demandes de devis reçues chaque mois par le site, part de ces demandes situées dans la zone d’intervention.

Avec ces dix lignes, une agence sait déjà qu’il s’agit d’un site d’une demi-douzaine de pages, que le formulaire et la galerie sont le cœur du projet et que l’aide à la rédaction doit figurer au devis. C’est exactement à partir de ce type de page que nous lançons un [projet de site vitrine professionnel](https://studiofogg.fr/services/creation-site-vitrine-nantes). La ligne « Pages indispensables » deviendra ensuite l’arborescence du site : [notre guide de l’arborescence d’un site web](https://studiofogg.fr/journal/arborescence-site-web-methode-et-exemples) la construit pour ce même paysagiste de Vertou.

## Adapter le modèle à une refonte ou à un site e-commerce

Le paysagiste remplace un site qui ne lui apporte aucune demande : ses dix lignes suffisent. Pour la refonte d’un site qui reçoit déjà des visites, ou pour une boutique en ligne, ajoutez quelques lignes au modèle :

<table>
<thead>
  <tr>
    <th>
      Ligne à ajouter
    </th>
    
    <th>
      Ce que vous y écrivez
    </th>
    
    <th>
      Le piège à éviter
    </th>
  </tr>
</thead>

<tbody>
  <tr>
    <td>
      Site actuel (refonte)
    </td>
    
    <td>
      Ce qui fonctionne et doit rester, ce qui freine vos visiteurs, les contenus à reprendre
    </td>
    
    <td>
      Tout jeter sans regarder ce qui marche
    </td>
  </tr>
  
  <tr>
    <td>
      Pages à garder (refonte)
    </td>
    
    <td>
      Les pages qui reçoivent aujourd’hui des visites, des liens ou des demandes, avec leur adresse
    </td>
    
    <td>
      Changer les adresses sans prévoir de redirections
    </td>
  </tr>
  
  <tr>
    <td>
      Catalogue (e-commerce)
    </td>
    
    <td>
      Le nombre de produits et de déclinaisons, la personne qui les crée et les met à jour
    </td>
    
    <td>
      « Quelques produits », sans ordre de grandeur
    </td>
  </tr>
  
  <tr>
    <td>
      Vente (e-commerce)
    </td>
    
    <td>
      Les moyens de paiement, les modes de livraison ou de retrait, la gestion des retours
    </td>
    
    <td>
      Penser au paiement, oublier la logistique
    </td>
  </tr>
</tbody>
</table>

Pour une refonte, les deux premières lignes préparent l’audit de l’existant, première étape de [notre service de refonte de site internet](https://studiofogg.fr/services/refonte-site-internet-nantes). Pour un site e-commerce, les deux suivantes orientent le choix de la plateforme et une bonne part du budget de [la création de votre boutique en ligne](https://studiofogg.fr/services/creation-site-e-commerce-nantes).

## Les erreurs qui font déraper un cahier des charges

- **Décrire des solutions au lieu de besoins.** « Je veux un chatbot » en dit moins que « je reçois les cinq mêmes questions chaque jour ». Laissez l’agence proposer la solution ; n’imposez que ce qui est réellement contraint.
- **Copier le site d’un concurrent.** Il répond à ses objectifs, pas aux vôtres, et vous ignorez ce qu’il lui rapporte.
- **Tout déclarer prioritaire.** Si tout est indispensable, rien ne l’est : classez, quitte à reporter une partie à une seconde étape.
- **Taire le budget.** Sans fourchette, chaque agence imagine un projet différent et les devis deviennent impossibles à comparer.
- **Oublier l’après.** Hébergement, mises à jour, sauvegardes : un site a un coût annuel, à prévoir dès le départ. Notre article sur [l’entretien d’un site et son coût annuel](https://studiofogg.fr/journal/maintenance-site-internet-que-prevoir) détaille ces postes.
- **Passer sous silence les obligations légales.** Mentions légales, consentement aux cookies (voir [les règles de la CNIL sur les cookies et traceurs](https://www.cnil.fr/fr/cookies-et-autres-traceurs)), accessibilité selon votre activité : mieux vaut les signaler d’emblée que les découvrir à la mise en ligne.
- **Écrire seul.** Faites relire votre page par la personne qui répond au téléphone ou accueille les clients : elle sait ce que les visiteurs demandent vraiment.

<callout type="conseil">

Avant d’envoyer votre page, relisez la ligne « Objectifs » et barrez tout ce qui ne sert aucun d’entre eux dans les lignes « Pages » et « Fonctionnalités ». Ce qui reste est votre premier lot.

</callout>

## Comment une agence utilise votre page

Votre page n’est pas un contrat : c’est le point de départ d’une conversation. Voici ce qu’une agence sérieuse en fait.

1. **Elle la lit avant le premier rendez-vous** et revient avec des questions précises plutôt qu’avec une présentation commerciale. Préparez aussi [les questions qui vous aideront à départager les agences consultées](https://studiofogg.fr/journal/choisir-son-agence-web-a-nantes).
2. **Elle la transforme en cadrage.** Atelier de lancement, objectifs, cibles, mots-clés, arborescence : c’est la première étape de [notre processus de création de site](https://studiofogg.fr/methode), et votre page en est la matière première.
3. **Elle l’estime en jours de travail.** Chaque gabarit de page, chaque fonctionnalité et l’accompagnement aux contenus deviennent des lignes de devis que vous pouvez discuter une à une.
4. **Elle signale les écarts.** Si le budget ne couvre pas tout, elle propose de découper le projet en étapes plutôt que de rogner la qualité en silence.

## Quand une page ne suffit plus

Pour un site vitrine ou une petite boutique, la page suffit jusqu’à la signature : le détail se construit ensuite, pendant le cadrage et les maquettes. Certains projets demandent davantage d’écrit : une application métier avec des règles de gestion, des droits différents selon les profils d’utilisateurs, des connexions à un ERP ou à un CRM, des échanges de données automatiques.

Dans ce cas, la page reste la première feuille du dossier. Des spécifications plus fines prennent ensuite le relais : parcours utilisateurs, règles métier, maquettes annotées. C’est la démarche que nous suivons en [développement d’applications métier et d’extranets](https://studiofogg.fr/services/developpement-web-sur-mesure-nantes) : on commence par une page, puis on détaille lot par lot.

Les marchés publics obéissent, eux, à leurs propres règles : l’acheteur public rédige des documents de consultation encadrés par le code de la commande publique, et la méthode en une page ne s’y substitue pas.

## Envoyez-nous votre page

Vous avez rempli les dix lignes ? Envoyez-les par [notre formulaire de demande de devis](https://studiofogg.fr/contact) ou à [bonjour@studiofogg.fr](mailto:bonjour@studiofogg.fr). Nous répondons sous 48 h ouvrées, et le premier rendez-vous de 30 minutes, à notre studio à Nantes ou en visio, est offert. Que vous travailliez ensuite avec nous ou non, nos questions vous aideront à préciser votre page — et elle vous servira auprès de n’importe quelle agence.

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