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title: "Rédiger le contenu d’un site internet : être compris en cinq secondes"
description: "Comment rédiger le contenu d’un site internet : test des cinq secondes, titres, mots de vos clients, SEO sans bourrage, appels à l’action, exemple avant/après."
canonical_url: "https://studiofogg.fr/journal/rediger-les-textes-de-son-site-internet"
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> Index of every page on this site: [llms.txt](https://studiofogg.fr/llms.txt)

Pour rédiger le contenu d’un site internet, partez de la question que se pose votre visiteur et répondez-y dès la première phrase. Développez ensuite du plus important au plus précis, avec ses mots plutôt qu’avec votre jargon, en blocs courts qu’on parcourt d’un coup d’œil, et terminez chaque page par une action claire. Le critère de réussite tient en une épreuve : en cinq secondes, un inconnu doit comprendre qui vous êtes, ce que vous proposez, pour qui, où, et quoi faire ensuite. Voici la méthode de rédaction web que nous appliquons, étape par étape.

## Le test des cinq secondes

Montrez votre page d’accueil, ou une page de service, pendant cinq secondes à quelqu’un qui ne vous connaît pas, puis cachez-la. Demandez-lui ce qu’il a retenu. S’il ne sait pas répondre à ces cinq questions, c’est le texte qu’il faut retravailler, pas le lecteur :

1. **Qui ?** Le nom de l’entreprise et son métier, en mots simples.
2. **Quoi ?** Ce que vous vendez ou faites, concrètement.
3. **Pour qui ?** Particuliers, professionnels, un secteur précis.
4. **Où ?** Votre zone : Nantes, la métropole, la Loire-Atlantique, toute la France.
5. **Et maintenant ?** L’action attendue : appeler, demander un devis, réserver, acheter.

Ce test ne demande ni outil ni budget. Faites-le avec trois ou quatre personnes extérieures à l’entreprise, idéalement proches de vos clients. Si elles reformulent votre activité de travers, vous savez par où commencer. Cette exigence des cinq secondes guide toute [la rubrique « Être compris » de notre journal](https://studiofogg.fr/journal/rubrique/ux-contenus-accessibilite), de l’UX à l’accessibilité.

## Titre et chapeau : la réponse avant le détail

Le titre principal de la page, le H1, porte sa promesse. Il dit ce que vous faites, pas « Bienvenue » ni un slogan à décoder. Le chapeau, juste en dessous, complète en deux ou trois phrases : l’offre, ce qui vous distingue, la zone. À eux deux, ils doivent suffire à passer le test des cinq secondes.

Ne confondez pas ce titre visible avec la balise title, celle qui s’affiche dans l’onglet du navigateur et, le plus souvent, comme titre dans les résultats de Google. Les deux disent en général la même chose, mais la seconde est plus courte et se termine souvent par le nom de l’entreprise.

Pour la suite, appliquez la **pyramide inversée** des journalistes : l’essentiel d’abord, les détails ensuite, le contexte à la fin. Sur une page de service, cela donne :

- la réponse : ce que vous proposez, et pour qui ;
- les détails : déroulé, délais, ce qui est inclus ;
- les preuves : exemples de réalisations, méthode, engagements ;
- les questions fréquentes ;
- l’action à mener.

Cette structure aide aussi les moteurs de recherche et les assistants d’intelligence artificielle à repérer la réponse à une question précise. Notre article sur [le SEO face à ChatGPT et aux Aperçus IA](https://studiofogg.fr/journal/seo-ia-etre-cite-par-les-moteurs-de-reponse) développe ce point.

## Écrire pour le web : une page qui se parcourt avant de se lire

Sur un écran, on parcourt avant de lire : l’œil saute de titre en titre, accroche une liste, un chiffre, un bouton. Un texte compact, même excellent, décourage. Quelques règles simples changent tout :

- des intertitres informatifs — « Délais et tarifs » plutôt que « Notre engagement » ;
- des paragraphes de deux à quatre phrases, une idée par paragraphe ;
- des listes dès qu’il y a plus de deux éléments à énumérer ;
- le gras réservé aux mots qui portent le sens, jamais à des phrases entières ;
- un tableau quand on compare des options, des prix ou des délais.

Le texte et la mise en page se conçoivent ensemble. Dans nos projets, les textes clés existent avant les maquettes : un zoning rempli de faux texte cache les vrais problèmes, comme un titre trop long ou une offre qui demande trois paragraphes pour être comprise. Notre guide des [étapes du webdesign, du zoning au prototype](https://studiofogg.fr/journal/maquette-prototype-design-system-etapes-du-webdesign) détaille ce va-et-vient entre contenu et design.

<callout type="conseil">

Lisez votre page à voix haute. Là où vous butez, votre lecteur butera aussi : la phrase est trop longue, ou elle dit deux choses à la fois.

</callout>

## Les mots de vos clients, pas votre jargon

Un visiteur cherche avec ses mots. Les vôtres — ceux du métier, du catalogue, de l’argumentaire commercial — ne sont pas toujours les siens. Pour retrouver les bons termes :

- notez les questions posées au téléphone, par e-mail ou au comptoir ;
- relisez les demandes de devis et les avis : vos clients y décrivent leur besoin avec leurs propres mots ;
- regardez dans Google Search Console les requêtes qui mènent déjà à votre site ;
- tapez votre activité dans Google et observez les suggestions et les questions associées.

Quelques traductions fréquentes :

<table>
<thead>
  <tr>
    <th>
      Au lieu de…
    </th>
    
    <th>
      Écrivez plutôt…
    </th>
  </tr>
</thead>

<tbody>
  <tr>
    <td>
      Solutions d’aménagement extérieur
    </td>
    
    <td>
      Terrasses en bois, clôtures, abris de jardin
    </td>
  </tr>
  
  <tr>
    <td>
      Accompagnement global
    </td>
    
    <td>
      Nous gérons tout, du devis à la fin du chantier
    </td>
  </tr>
  
  <tr>
    <td>
      Interventions réactives
    </td>
    
    <td>
      Dépannage sous 24 h, du lundi au samedi
    </td>
  </tr>
  
  <tr>
    <td>
      Écosystème digital
    </td>
    
    <td>
      Votre site, vos réseaux sociaux et votre fiche Google
    </td>
  </tr>
</tbody>
</table>

Le mot juste est souvent plus long que le jargon, mais il est compris tout de suite. Et c’est lui que vos clients tapent dans le moteur de recherche. Ces mêmes mots serviront à nommer les rubriques de votre menu, comme l’explique [notre guide de l’arborescence d’un site web, exemples à l’appui](https://studiofogg.fr/journal/arborescence-site-web-methode-et-exemples).

## Référencement : être trouvé sans bourrage de mots-clés

Bien écrire pour vos lecteurs, c’est déjà l’essentiel du travail pour Google. Ses consignes sur [les contenus utiles, fiables et conçus pour les internautes](https://developers.google.com/search/docs/fundamentals/creating-helpful-content?hl=fr) sont explicites : le moteur cherche à mettre en avant des pages créées d’abord pour aider les gens. À l’inverse, [les règles de Google sur le spam](https://developers.google.com/search/docs/essentials/spam-policies?hl=fr) classent le bourrage de mots-clés parmi les pratiques sanctionnées, y compris les blocs de texte qui énumèrent des villes pour tenter de se positionner partout.

Concrètement :

- **une page, une intention** : une page par service plutôt qu’une page fourre-tout ;
- l’expression principale apparaît naturellement dans la balise title, le H1 et le chapeau, puis une ou deux fois dans le texte ;
- les synonymes et les mots voisins font le reste : les moteurs comprennent que « chaudière en panne » et « dépannage de chaudière » expriment le même besoin ;
- la meta description résume la page en une phrase qui donne envie de cliquer ;
- les liens internes annoncent leur destination, par exemple « nos tarifs de site vitrine », plutôt que « cliquez ici ».

## Des appels à l’action qui disent quoi faire

Un [appel à l’action, ou CTA](https://studiofogg.fr/glossaire#cta), est le bouton ou le lien qui propose l’étape suivante. Il commence par un verbe et annonce ce qui va se passer : « Demander un devis », « Réserver un créneau », « Voir les tarifs ». Évitez « Envoyer », « Valider » ou « En savoir plus » seuls, qui ne disent rien de la suite.

Sur chaque page :

- un appel principal, répété en fin de page ;
- un appel secondaire pour ceux qui ne sont pas encore prêts, comme « Voir nos réalisations » ;
- une phrase de réassurance près du bouton : délai de réponse, devis gratuit, absence d’engagement ;
- un formulaire court, qui ne demande que ce qui sert vraiment à vous répondre.

## Des textes accessibles à tous

Un texte clair est déjà un texte plus accessible. Quelques principes viennent du FALC, le « facile à lire et à comprendre », une méthode européenne élaborée par Inclusion Europe et diffusée en France notamment par l’Unapei :

- des phrases courtes, une information par phrase ;
- des mots courants, expliqués la première fois s’ils sont techniques ;
- pas de sigles ni d’abréviations sans leur forme complète ;
- les nombres écrits en chiffres ;
- la même expression pour désigner la même chose, du début à la fin.

Trois règles deviennent ensuite des exigences techniques :

- **Des liens explicites.** Les personnes qui utilisent un lecteur d’écran peuvent parcourir la liste des liens d’une page : une série de « cliquez ici » ne leur apprend rien. L’intitulé du lien doit annoncer sa destination, c’est le critère 6.1 du RGAA et le critère 2.4.4 des WCAG.
- **Des titres hiérarchisés** (critère 9.1 du RGAA) : un H1 pour le titre de la page, des H2 pour les sections, des H3 en dessous. Ils servent de sommaire à ceux qui ne voient pas la page.
- **Des alternatives aux images** qui portent une information : une description courte de ce que l’image apporte, pas « IMG_2043.jpg ».

Le W3C résume ces bonnes pratiques dans ses [conseils de rédaction pour l’accessibilité du web](https://www.w3.org/WAI/tips/writing/fr). Et si vous vendez en ligne à des particuliers, l’accessibilité est aussi une obligation légale : notre point sur [l’European Accessibility Act et les sites marchands](https://studiofogg.fr/journal/european-accessibility-act-ce-qui-change-pour-votre-site) vous dit si vous êtes concerné.

## Exemple avant/après : la page d’accueil d’un artisan nantais

Prenons un exemple imaginaire : un plombier-chauffagiste qui intervient à Nantes et dans les communes du sud-Loire. Voici le haut de sa page d’accueil, avant réécriture :

> **Bienvenue sur notre site !**
> 
> Passionnés par notre métier, nous mettons notre savoir-faire et notre expertise à votre service pour tous vos projets. N’hésitez pas à nous contacter.
> 
> Bouton : « Contact »

Au test des cinq secondes, ce texte ne répond à aucune question : on ne connaît ni le métier, ni la zone, ni la démarche à suivre. Après réécriture :

> **Plombier-chauffagiste à Nantes, Rezé et dans le sud-Loire**
> 
> Dépannage de fuites et de chaudières, remplacement de chauffe-eau, rénovation de salles de bains. Pour les particuliers comme pour les syndics, devis gratuit sous 48 h.
> 
> Boutons : « Demander un devis » · « Appeler l’atelier »

Ce qui a changé :

- le titre dit le métier et la zone, avec les mots que tapent les clients ;
- le chapeau liste des prestations concrètes et précise pour qui ;
- la réassurance, devis gratuit et délai, arrive juste avant l’action ;
- deux appels à l’action : l’un pour écrire, l’autre pour appeler quand c’est urgent.

Le reste de la page déroule ensuite les services, la zone d’intervention détaillée, des exemples de chantiers et les questions fréquentes. Pour la liste complète des rubriques à prévoir, voyez notre article sur [ce que doit contenir un site vitrine](https://studiofogg.fr/journal/site-vitrine-elements-indispensables).

Ce travail sur les textes fait partie de nos projets de [site vitrine professionnel à Nantes](https://studiofogg.fr/services/creation-site-vitrine-nantes) comme de nos missions de [design d’interface et d’expérience utilisateur](https://studiofogg.fr/services/webdesign-ux-ui-nantes) : les contenus clés se travaillent avec vous dès l’étape « Contenus et parcours », avant la première maquette. C’est le moyen le plus sûr d’obtenir des pages comprises du premier coup.

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